Le parkour

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Se déplacer – Franchir – S’adapter – Devenir plus fort

Des origines

À l’origine, les fondateurs ne recherchaient ni la performance ni le spectacle, mais le développement de capacités d’action efficace, d’adaptation et de persévérance pour franchir des obstacles.

Né à la fin des années 1980, en région parisienne, au sein d’un groupe de jeunes pratiquants, le parkour s’est construit autour de l’entraînement collectif, du dépassement de soi.

Leur démarche reposait sur une idée simple : être capable de faire face au réel, d’aider autrui et de s’adapter à toute situation grâce à son corps et à son mental.

Georges Hébert 1875-1957
Officier de marine et promoteur d’une méthode d’éducation physique naturelle, l’hébertisme, et créateur du parcours du combattant.

Leur pratique s’inscrit notamment dans l’héritage de Raymond Belle, sapeur-pompier de Paris reconnu pour ses capacités physiques et son engagement. Lui-même fut inspiré par Georges Hébert, officier de marine et théoricien de la « méthode naturelle », qui valorisait un développement physique complet au service de l’utilité.

Aller d’un point A à un point B

de la manière la plus efficace et sûre possible

Diffusion et perception

Avec sa médiatisation, notamment à travers le cinéma, le parkour s’est largement diffusé. Cette exposition a contribué à le faire connaître, tout en donnant parfois une image partielle, centrée sur le spectaculaire ou la prise de risque.

Terrain de jeu et transgression

Le déplacement en milieu urbain — parfois en hauteur — peut être perçu comme transgressif.

Pour certains, cette dimension fait partie de l’expérience.

Pour d’autres, elle reste secondaire : l’enjeu n’est pas de défier les règles, mais de développer des capacités de mouvement plus vastes.

Le traceur voit son environnement différemment, comme un espace d’exploration et d’interaction avec les éléments.

Évolution et pratique

Avec le développement des clubs, la pratique s’est diversifiée, donnant lieu à des orientations sportives — parfois compétitives — ou encore artistiques.

Le mouvement continue aujourd’hui d’évoluer sous des formes variées. Mais une question demeure :

Est-ce une activité sportive, ou une démarche intérieure qui s’exprime à travers le corps — celle du traceur — visant autant la transformation de soi que le franchissement agile des obstacles ?

À Miramas, le parkour est envisagé dans le respect de cet héritage

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